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De retour du PGDayFr 2019

2019-06-19   616 mots, 3 minutes de lecture   Stéphane Schildknecht

Journée des Entreprises

Un certain nombre de sociétés utilisatrices de PostgreSQL se sont regroupées au sein d’un groupe de travail de l’association PostgreSQLFr GTIE.

À l’heure actuelle, ce groupe de travail n’inclut pas de sociétés de service. Seuls les utilisateurs peuvent intégrer ce GTIE.

Toutefois, depuis 2018, ce groupe organise une journée d’échange avec les sociétés de service.

Comme l’an dernier, nous avons participé à cette journée.

Les travaux de ce groupe ont permis des avancées intéressantes auprès des éditeurs de solutions propriétaires, puisque quelques-uns des fournisseurs ont accepté de réfléchir à la possibilité de supporter PostgreSQL dans leurs solutions.

Le PGDay.fr

Le PGDay.fr est une journée de conférences en français dédiée à PostgreSQL.

Keynote : Informatique, genre et légitimité

Zoé Maltet est doctorante en sciences humaines. Elle s’est interrogée (et a interrogé de nombreux étudiants d’IUT) pour comprendre les raisons d’une si faible présence des femmes dans les métiers du numérique.

Sécurisez vos transactions concurrentes

Daniel Vérité a expliqué dans le détail pourquoi le niveau d’isolation par défaut de PostgreSQL (READ COMMITED) n’est pas satisfaisant.

Il a ainsi présenté les autres niveaux d’isolation (REPEATABLE READ et SERIALIZABLE), avec leurs avantages et inconvénients.

Merveilleux SQL

Lætitia Avrot a tenté de convaincre son auditoire que le SQL est un langage très avancé de requêtage.

Elle a expliqué que la norme évolue, apportant des améliorations significatives qu’il est dommage de ne pas utiliser en se retreignant à la norme SQL:92 (encore trop souvent la seule enseignée).

PgBadger : Utilisation avancée

Gilles Darold a présenté PgBadger a un auditoire qui ne le connaissait majoritairement pas.

Il s’agissait d’une introduction à l’outil avec la présentation de deux ou trois ajouts récents à l’outil.

Il aurait été intéressant de détailler les informations présentées, ainsi que la façon dont ces informations sont récupérées et traitées.

Partitioning selon le couple longitude/latitude

Manuel Pavy a présenté le démonstrateur de partitionnement mis en place au CNES.

Pour se faire, il a utilisé l’algorithme healpix mis au point par la NASA, appliqué à 10 ans de données JASON (charge utile spatiale).

Avec plus de 900 millions de lignes, et plus de 10 000 partitions, il a pu évaluer les différences de performance des versions PostgreSQL 10, 11 et 12.

Sans surprise, la version 12 apporte son lot d’améliorations.

Construire un système de réplication logique

Ronan Dunklau a présenté une solution développée et mise en œuvre chez PeopleDoc pour fédérer des données issues de bases différentes.

Après une présentation de la problématique et des limitations des solutions existantes, il a détaillé la solution mise en place.

Données en masse, chargez !

Anthony Nowocien a détaillé les tests de performance qu’il a menés sur un chargement massif de données dans une base PostgreSQL.

Si l’insertion de données ligne à ligne est une solution couteuse, elle peut toutefois être améliorée (partitionnement, FILLFACTOR, multi-value…).

La commande COPY de PostgreSQL présente une alternative acceptable.

Il a également détaillé les outils externes existants (pgLoader, pgbulkload), avec leurs avantages et leurs inconvénients.

Du SIG à une base de données de référence décisionnelle, quelle architecture de base de données ?

Régis Haubourg s’est inspiré de cas concrets rencontrés chez des clients pour rappeler que la donnée est ce qui fait la valeur d’une entreprise.

Il est important que les entreprises mettent en place de bonnes pratiques pour faciliter la gestion de ces données.

Dans les coulisses d’une infrastructure hautement disponible

Julien Riou a présenté les briques mises en place chez OVH pour assurer la haute disponibilité des infrastructures PostgreSQL.

Sans surprise, Patroni, HAproxy et pg_upgrade font partie de ces briques.

Conclusion

Il s’agissait d’un très bon millésime du PGDay.fr. Le nombre de participants, en constante augmentation depuis plusieurs années, confirme, là encore, que PostgreSQL a le vent en poupe.